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Résumé de la saison 2007 d’Ursuak
La période hors saison a vu quelques changements intervenir
au sein de l’équipe d’Ursuak puisque, les profondes blessures de la fin de la
saison précédente n’étaient pas cicatrisées.
Un chasseur de moins et une bien meilleure ambiance était
attendue, ce qui fût le cas !
Les coups de vent de l’hiver et du début du printemps ont
endommagé six installations qu’il a fallu remettre en état. Ces travaux ont
commencé au début juin. Une installation a même été déplacée.
L’été pluvieux n’a permis aux membres de l’équipe de ne
travailler ensemble, qu’une ou deux matinées par semaine. Le reste du temps,
quelques amis sont venus donner un petit coup de main ma foi, très précieux…
Début octobre, tout était quand même prêt pour accueillir
les premières migratrices.
Tout commence le 5 avec les premiers groupes au dessus des
installations mais, elles veulent migrer sans s’attarder en chemin, planant
juste pour attendre les appelants pigeons. Un temps défavorable caractérisé par
du brouillard sévit jusqu’au 10. Chaque jours, quelques vols sont aperçus mais
rien de significatif.
Le 11 octobre, les palombes sont réceptives au charme des
appelants. Il s’agit dans la plupart des cas, de vols comptant 80 à 100
individus, ce qui est assez inhabituel pour un début de saison. Le fait que le maïs ne soit pas encore récolté
plus au nord entraîne les oiseaux à continuer leur route et à chercher leur
nourriture dans les chênes. Certains dans notre bois sont encore bien garnis.
Le 12 octobre, le chef de cabane décide qu’il est quand même
temps d’y mettre un pied… Pas folle la guêpe ! Les premiers vols donnent bien et se posent
entièrement, donnant les premiers frissons aux présents. Hélas, les tireurs au
vol sont eux aussi entrés en action sur les collines environnantes, gâchant
quelque peu la fête.
Le 14 octobre, un beau passage s’est déclanché et malgré
l’effarouchement des tireurs fous, de gros vols de plus de cinq cents oiseaux
sont entièrement posés. Un régal pour nos yeux et pour un curieux qui passe
plusieurs heures à nous observer à la jumelle…
Le lendemain, l’équipe qui peu à peu se retrouve au complet,
profite d’une heure trente de passage pour faire de belles poses. Cette année,
les palombes répondent bien aux appelants et c’est l’ensemble des vols qui est
posé, quasiment à chaque fois. Le lendemain, l’équipe en prend plein les yeux
de nouveau et le surlendemain idem. Trois jours d’affilés, cela n’était pas arrivé
souvent pour notre équipe, surtout aussi tôt dans la saison.
Le seul accroc, c’est ce tireur fou qui persiste et
« allume » tous les vols le survolant, même hors de portée de
n’importe quelle munition ! Il y a des jours, je me dis qu’il y a vraiment
des beignes qui se perdent…
Le 17, un brouillard épais freine la migration. Malgré cela,
quelques petits groupes qui ont tenté l’aventure sont venus nous rendre visite.
L’après-midi, un petit break est fait pour aller au ravitaillement… Le jour de
la St Luc sera comme souvent, une Sainte Misère. Le brouillard est toujours là
et il persiste ! Les cinq vols travaillés ce jour là viendront quand même
nous rendre visite.
Le lendemain sera pour nous, la véritable St Luc avec un
beau déballage à partir de 09 h 30.
Un régal pour les yeux et beaucoup d’émotions car la grande
majorité des vols vient à la pose complète. Un hélicoptère un rien provocateur
vient cependant perturber notre chasse pendant plus d’une heure… Il y a des
jours…
Le 20 octobre, les tirs de batteries anti-aérienne résonnent
dès la pointe du jour, malgré un brouillard tenace qui ne se lève que
tardivement. A l’issue, le peu de vols travaillés vient bien à la pose.
Le 21, le vent qui était jusque là de secteur Nord vire à
l’Est.
La migration s’effectue alors dans le sens Est-Ouest. Les vols passent très souvent à des vitesses
impressionnantes. Quelques belles poses viennent quand même nous récompenser.
Le lendemain, les vols se succèdent mais toujours en
travers. Les fous de la détente ont repris leur activité et les quelques
palombes qui viennent nous rendre visite sont trop effrayées pour tenir une
pose correcte.
Le 23 octobre, les deux seuls vols travaillés sont
entièrement posés. La migration marque le pas. Les trois jours qui suivent se
ressemblent. Les mauvaises conditions météo arrêtent tout mouvement.
Le 27 octobre, le brouillard matinal nous submerge. Dans
chaque éclaircie, de gros vols se succèdent. Le lendemain, la migration reprend
tout d’abord d’Est en Ouest puis elles reprennent peu à peu leur sens habituel.
Les vols se succèdent toute la matinée mais trop à droite de
notre position. Nous trouvant sur l’extrémité de ce couloir, nous arriverons
cependant à décrocher quelques beaux paquets et à réussir de belles poses…
Le 29, le vent tourne à l’ouest, perturbant voire arrêtant tout mouvement
migratoire. Les deux jours suivant ne changeront pas grand-chose. Le peu de
vols aperçus et passant à proximité sera posé entièrement. Le lendemain, nous
n’apercevrons au loin, que deux vols d’Est en Ouest. L’après-midi sera consacré
au bricolage.
Le 31 octobre, le brouillard est de nouveau présent et une
seule pose sur le coup de midi et demie viendra nous réchauffer. Le 1er
novembre, le passage se déclanche assez tardivement mais trop souvent loin de
nous. Les premières à porté nous ignorent totalement et celles qui viennent visitent trop souvent
nos installations sans même poser les pattes sur les branches.
Le 2 novembre, les vols passent d’Est en Ouest. Ils tirent
directement vers l’océan. Un gros vol est « ramassé » entièrement
puis à 11 heures 45, tout s’arrête net, y compris les alouettes et les grives
qui défilaient depuis la pointe du jour ! Le 3, aucun oiseau ne vole. Le
ciel est vide de tout signe migratoire et le lendemain, seules quelques grives
et des mésanges nous permettent d’espérer mieux pour le lendemain mais, aucune
palombe ne sera revue avant le 6 novembre. Ce jour là, beaucoup de gros vols se
succèdent à gauche et à droite puis finalement, elles finissent quand même par
s’approcher de nous. Elles volent à de grandes hauteurs, ressemblant à des
moustiques, ce qui ne les empêche pas de temps en temps, de venir poser après
avoir parfois fait des demi-tours à plusieurs centaines de mètres. Un beau
spectacle et encore des émotions pour l’équipe. Le lendemain, on espère la même
journée mais le brouillard est encore de la partie. A sa levée, les vols se
succèdent mais ont repris le sens Est-Ouest. Il s’agit à chaque fois, de gros
vols de plus de 1000 oiseaux. Quelques-unes à portée décrochent. Nos espérances
sont quand même déçues. Le peu de recul de l’après-midi nous laisse sur notre
faim.
Le 8 novembre, un gros débarquement se produit mais il se
situe juste à l’Est de notre position. Ce défilé permanent permettra au centre
de comptage de SARE de comptabiliser plus de 70.000 oiseaux. Quand on sait que
tout ce couloir n’est pas entièrement compté…
Quelques vols en limite d’installations sont ramenés mais
les palombes se marnent loin des appelants. Nous réussirons quand même de jolis
petits coups mais aussi de beaux « pétiots » au tir. L’émotion sans
doute ?
Comme cela ne pouvait pas persister, le lendemain figure
parmi les journées les plus tristes. On s’habitue trop aux bonnes choses !
Le lendemain 10 novembre sera pour nous, le dernier gros
jour de passage. Les vols se succèdent de 9h30 à 11h30, souvent à de très grandes
hauteurs. Après insistance, ils décrochent et nous réussissons de belles poses,
de vols assez imposants dont l’un à trois étages. Nous étions ce jour là, sur
leur axe migratoire. Encore de beaux moments et d’émotions pour l’équipe !
Le 11 novembre, seuls deux gros vols sont aperçus au loin et
dans le sens Est-Ouest. Seul un petit groupe de recul est ramassé dans
l’après-midi. On commence déjà à faire des projets pour l’année prochaine.
Le 12 novembre, les effectifs de l’équipe sont en baisse,
reprise du travail oblige pour certains. Pas grand-chose à voir dans un temps
très couvert et froid. Les vents tournants n’encouragent pas les palombes à
bouger. Les deux jours suivants se ressemblent. Rien !
Le jeudi 15 novembre, le vent est soutenu de N.E. : ça caille !
Cela n’empêche pas quelques gros vols de venir à la pose
mais la cabane est bien grande pour un seul chasseur… Le « roucoulayre »
décide même quelques vicieuses à me montrer au dessus tu tapis; Mauvais choix
pour elles !
Le lendemain, je me sens
moins seul avec la visite d’un voisin et ami mais, quelques minutes de retard
nous ferons manquer le seul vol digne de ce nom de la journée.
Le vent est toujours glacial. Quelques oiseaux isolés
viennent néanmoins à la rencontre de nos appeaux. Il faut se rendre à
l’évidence : La saison tire vraiment à sa fin !
Le dimanche 18 novembre, face à la solitude, au froid
persistant et au manque d’oiseaux, il est décidé de « plier ». Les
appelants peuvent rejoindre leurs volières et retrouver leurs congénères. Ils
ont bien mérité les dix mois de repos qui les attendent.
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L’année 2007 restera inscrite pour l’équipe d’Ursuak, comme
l’une de ses meilleures ; Non pas en nombre d’oiseaux observés ou de vols
travaillés, mais en réussite du nombre et des qualités de poses. Si nous nous
trouvions sur la bordure Ouest de la veine migratoire, nous avons néanmoins
réussi de belles choses.
Les vents portants de Nord et Nord-Est ont favorisé la
migration et les oiseaux ne se sont pas arrêtés dans les étendues de maïs
landaises, comme les années antérieures. La céréale n’étant ramassée que bien
plus tardivement que la période migratoire, cela a favorisé la progression
rapide des grandes migratrice.
L’ambiance a été l’une des meilleures depuis la constitution
de l’équipe. La sérénité est revenue après une période de hors saison très
tendue. Le choix de se couper une main plutôt que de se faire happer le bras
était le bon.
Quelques nouveautés sont apparues judicieuses ; Parmi
celles-là, le fait de casquer nos appelants avec les nouveaux casques en
plastique.
L’équipe d’Ursuak remercie les invités qui ont daigné venir
nous rendre visite malgré le froid et qui ont su venir partager quelques bons
moments d’amitié et de convivialité. Nous ne les citerons pas tous mais, merci
encore à Fifi le web master de ce site ; à notre tonton René national
ainsi qu’à « Bleu 64 » qui réalisera une meilleure saison l’année
prochaine.
Ikus arte !
Jean-noël
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