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Pour trois membres de l’équipe, Albert,
François et Jean-Noël, les premiers préparatifs ont commencé au mois de mai.
Ils ont essentiellement consisté à rajouter trois emplacements supplémentaires
destinés à la pose. Bénat était empêché par d’importants
travaux sur sa maison et Léon était….aux abonnés absents, occupé à capturer
« des abeilles ». Les
travaux de la taille ont principalement été effectués sur les matinées de deux
semaines complètes, fin juillet et début août. François
a ensuite fait une mauvaise chute qui l’a empêché d’apporter son aide précieuse
à l’écureuil et à Jeannot. Qu’importe,
ces travaux d’hercule ont été réalisés à temps, afin que la taille ne se voie
pas trop.Albert
s’est ensuite absenté pour faire son ouverture dans la Charente-Maritime,
chasse malgré toute fructueuse.Le camouflage complet a été
réalisé en une journée complète à la fin septembre, par Bénat, François,
Jeannot et Léon qui a enfin répondu présent à l’invitation. C’est vrai que
c’est dur d’être retraité…Le camouflage terminé, il ne
restait plus qu’à attendre les beaux oiseaux bleus.
Les premières palombes sont
apparues le lundi 11 octobre. De petits groupes pas toujours prés des
installations et « travaillables » aux appelants. De petits vols de passage non importants, sans recul, ont été
observés assez régulièrement, jusqu’au lundi de la St Luc 18 octobre. Ce jour
là a commencé pour nos amis, une semaine qu’ils ne pensaient pas être la meilleure
de la saison. Le lundi, il a été observé
36 vols ; le mardi 42 ; le mercredi 51 ; le jeudi 29 ; le vendredi 49 vols et le samedi …..encore
plus.Le début de « la
semaine 43 » a vu les palombes passer assez haut au-dessus des
installations, sans « qu’elles » y prêtent beaucoup d’attention. Puis
un fort vent de sud en rafales a fait baisser tout ce beau monde, jusqu’à leur
faire raser les chemins et passer sous les fils électriques. Bref ! Que de
la misère pour l’équipe qui a malgré tous ces éléments défavorables, réalisé quelques
belles poses.
Ces conditions très
défavorables ont même permis, à quelques vols de plusieurs centaines
d’individus, d’être rejetés en arrière juste devant l’installation et de tirer
immédiatement vers l’Ouest (océan).
Le dimanche 24 octobre, du
recul dit « de mer » (sens Ouest-Est) a tenu en haleine les acteurs
présents mais les palombes volaient vraiment trop haut pour être accessibles ou
sensibles aux appelants.
La semaine suivante, les
vents de secteur Ouest, très défavorables à la migration sont arrivés,
interrompant tout. Il a fallu attendre le samedi 30 pour revoir un semblant de
migration mais à droite ou à gauche de la cabane. Le dimanche 30 a vu
« un débarquement » de palombes mais à des hauteurs incroyables. Le
vent était alors repassé au secteur Est, voir Nord-Est.
Le restant de la semaine a
été assez triste. Toujours quelques vols d’observés mais trop loin pour toute
attaque des volants ou appelants.Il faut ensuite attendre le
week-end des 6 et 7 novembre pour revoir quelques poses, malgré de beaux vols,
principalement après la « levée ».
Pas de recul pour notre
équipe mais beaucoup de vols en arrière près de BAYONNE. Le temps se remet ensuite
aux mauvais vents ou aux temps couverts, n’incitant pas plus à migrer. Tout s’achèvera le mardi 16
novembre, faute de combattants motivés, après néanmoins une belle pose suivie
de " pétiots ". Cette saison de chasse pour l’équipe d’ursuak,
se résume assez rapidement, tellement les conditions météorologiques ont été
défavorables pour la pose en palombière. On peut dire que la semaine « 43 » a été la plus prolifique,
même si de forts vents de sud ont contrarié la pose des palombes. Les premiers
vols importants ont débuté pour le lundi de la St Luc (18/10) pour l’apothéose
du samedi 23 octobre.Des couloirs et des sens de
migrations inhabituels ont été constatés, à savoir que de nombreux vols, aux
effectifs importants, défilaient d’Est en Ouest, parfois même à quelques
centaines de mètres des installations.
Les résultats des comptages effectués par l’équipe
d’ « ursuak », sont presque identiques à celui de l’année
dernière.
La palombe ne semble pas en diminution, surtout quant on sait ce qu’il
reste dans les grandes réserves des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et du
Gers.Il est néanmoins bon de
mentionner, pour les incrédules, que seuls les vols les plus prés de la cabane
d’ursuak ont été comptabilisés (rayon de 500 mètres à droite et à gauche) et
que le couloir le plus important de la migration, observé cette année, n’est
comptabilisé par aucun poste de comptage mis en place par la fédération des
chasseurs 64.Pour l’équipe, environ
300.000 palombes auraient emprunté ce couloir qui abouti à AINHOA et
DANTCHARRIA (Espagne). Comme les années précédentes, les palombes ne tiennent la pose que
quelques secondes, avant de repartir lentement.
Le retardement d’un tir de quelques secondes est parfois fatal à tout
résultat.
L’absence totale de glands dans les chênes est peut-être en partie
l’une des causes de cette mauvaise saison, mais il faut également constater que
la pression de chasse augmentant sur les palombes, ces dernières sont de plus
en plus en plus difficiles à se laisser solliciter pour une pose. Nous ne reparlerons pas de ces tirs au vol, à des hauteurs impensables,
par des soi-disant chasseurs, qui finissent par « tuer » notre chasse
traditionnelle. Il est évident que chacun a le droit de chasser mais, les tirs au vol
se multiplient comme la lèpre. Les tirs sont
trop souvent, hors de portée, rendant impossible des poses normales en
palombières, y compris lorsque les palombes sont fatiguées. L’équipe d’ « ursuak » n’est pas pour autant
démobilisée. Elle se dit qu’après tout, en voyant la misère des autres cabanes,
elle n’a pas trop à se plaindre. Elle espère toujours en des lendemains meilleurs, peut-être à tort, si
rien n’est fait pour restreindre « le tir au vol sauvage » de nos
belles bleues.
L’équipe remerciepour leurs
visites :
René le Bordelais – Jacques LUQUET –
« Le petit chaperon rouge » - Marc 64 – Thierry 24 – Benoît40 et
Doc93 (de www.palombe.com ) – Michel
et Philippe d’Ursuak + les quelques invités de passage dont Jean
de URT, mais aussi les ambulancières Toulousaines, qui ont apporté par leur
présence, un peu de chaleur et de bonne humeur à l’équipe.
Les compliments sur les installations et
l’intérêt pour notre chasse ont été appréciés. Malheureusement, les invités n’ont pas
souvent été gâtés par les palombes elles-mêmes, sauf évidemment René qui, pour une
fois, tombe sur « la » bonne semaine.
Remerciement encore à Olivier MAURY, web
master de palombe.com nouvel
« hébergeur » de notre site
et bien sûr à Fifi, notre web master.
Adishats à touts – Ikus
arte ! Et…à l’année prochaine nous
l’espérons.
Signé : Jean-Noël pour
l’équipe d’ursuak
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